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mardi, 11 février 2014

Les rues (Anaïs Nin)

"J'accuse Henry [Miller], en plaisantant, de m'avoir rempli la tête de rues. Je pense aux rues. Je me laisse vivre. J'ai envie de connaître beaucoup de monde, de posséder une carte de réalités, comme Henry possède des cartes de Paris et de Brooklyn.
C'est moi qui ai enseigné à Henry que les rues n'ont aucun intérêt en elles-mêmes, mais qu'il faut les mêler à des émotions, à un drame quelconque. C'est moi qui ai réveillé l'homme qui marchait dans les rues — plus de cartes anonymes, mais des cartes pleines de réalité, de matière, de forme et de sens."

(Anaïs Nin, Journal de l'Amour (version non expurgée). 1932-1939, traduction de Béatrice Commengé, Le Livre de Poche, coll. La Pochothèque, 2e éd. 2008 ; 1ère éd. 2003)

00:04 Écrit par kl loth dans au fil des lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |

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