08.02.2010

Justifier tout ? (F. Aubenas et M. Benasayag)

"Que cela nous plaise ou non, la chose économique serait ainsi devenue le véritable climat de nos contrées, aussi insoumis et tyrannique que le soleil ou la pluie, et auquel nos vies sont désormais soumises, sans espoir de changer de latitude. Économie, voilà le mot qui désormais peut servir à tout, expliquer tout, justifier tout. Dès que quiconque développe un projet, il est rappelé à l'ordre : l'œil de Dieu le regarde. Les lois du marché l'encerclent. La production et ses mécanismes le tenaillent. S'il veut paraître un peu sérieux, tout alternatif doit donner des gages : employer quelques mots sacrés, économiques. De toute façon, qu'importe : c'est juste pour éprouver sa soumission.

Car, quelle que soit la pratique imaginée et développée, tout se passe comme si le seul principe de réalité était désormais celui de l'économie."

(Florence Aubenas et Miguel Benasayag, Résister c'est créer, éd. La Découverte, éd. consultée 2005, p. 97 ; 1ère éd. 2002)

Face au constat ci-dessus, ce livre propose et développe des pistes de résistance.

06.02.2010

La maison d'enfance (Anne Muxel)

"Se souvenir, c'est circuler dans un monde d'images. Les images fixent des lieux. Maisons, jardins, caves, greniers, coins et recoins, chambres et cuisines, abris et niches de toutes sortes, où s'est logé le temps devenu immobile de l'enfance. Décors de la vie passée, ces lieux donnent à la mémoire son cadre spatial et temporel, ses bornes, ses repères géographiques. " (p. 43)

"La maison de son enfance contient les premiers attributs de l'identité. S'y forge la sensibilité esthétique de chacun, qui servira sans doute de référent pour apprécier et évaluer les maisons ultérieures de la vie adulte." (p. 51)

(Anne Muxel, Individu et mémoire familiale, Nathan, 1996 ; cité in Janine Mossuz-Lavau, L'Argent et nous, éd. de la Martinière, 2007, p. 169)

05.02.2010

"I shop therefore I am"

Les publicitaires puisent souvent dans l'art contemporain leurs sources d'inspiration.
Cette fois-ci c'est l'art conceptuel, qui pourtant à l'origine était — entre autres raisons — motivé par la volonté de résistance à la merchandisation de l'art, qui est recyclé par une célèbre marque de vêtements.
Il s'agit d'un habile mix de références, où l'on reconnaît entre autres, les "statements" (énoncés) de Lawrence Weiner, ou le travail de Barbara Kruger, pourtant très critique sur la manipulation consumériste (pensons au "I shop therefore I am", c'est-à-dire "j'achète donc je suis").
L'art conceptuel est très controversé, car aride formellement. La marque semble viser un positionnement élitiste, et sous-entendre qu'acheter ses produits n'est pas un acte de consommation, mais un acte de résistance à… la société de consommation.
Bien sûr le message véhiculé par les statements est différent de celui de l'art conceptuel : il s'agit de marteler des directives comportementales, ici tout converge vers le fait "d'être chaud" (HOT), ce qui est renforcé par l'usage du rouge vermillon.
À noter aussi cette autre campagne de la marque : "BE STUPID", autre directive comportementale développée par une animation sur le site web. Ne soyez pas raisonnable, soyez stupide* !
L'intérêt d'inciter à des comportements impulsifs est évident : dépensez sans réfléchir, ben voyons ! Juste un vieux message, il n'y a que la forme qui se renouvelle un petit peu, en empruntant à l'art contemporain l'un de ses aspects historiquement les plus critiques envers la merchandisation : pour la marque, vendre, faire croire à une attitude rebelle, exercer une influence en profondeur sur les comportements, en bref le bénéfice total : avoir le beurre et l'argent du beurre !

* on peut voir là aussi un parallèle (perverti encore une fois) avec le thème de l'idiotie dans l'art contemporain.
Cf. Jean-Yves Jouannais, L'Idiotie, Beaux-Arts Magazine livres, Paris, 2003, ISBN 2-84278-431-6.

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© kl loth 2010


Lawrence Weiner : "Statements"
(1) The artist may construct the piece.
(2) The piece may be fabricated.
(3) The piece need not be built.

Each being equal and consistent with the intent of artist, the decision as to condition rests with the receiver upon the occasion of receivership.
Lawrence Weiner, 1968

Lawrence Weiner : "Énoncés"
(1) L'artiste peut construire la pièce (= l'œuvre)
(2) La pièce peut être fabriquée
(3) La pièce ne doit pas nécessairement être construite

Chaque énoncé étant équivalent et en accord avec l'intention de l'artiste […]
(traduction de kl loth)


(cf. "Language as Sculpture": Physical/Topological Concepts, sur radicalart.info, consulté le 05/02/10)

04.02.2010

Les effets retard des éros-lecture (par Michel Jeannès)

"partant de bas en haut, si je puis dire, sens d'inscription des titres des posts,
une logique érotique sous-tend le discours depuis la turgescence
qui darde vers ce point commun
cercle totalement indécent de la lune en pâmoison,
de quoi débrider les chaînes d'interminables liminaires
jusqu'à cet enfin qui met fin à l'enfer
c'est fait avéré, d'un lâcher-prise
qu'en amour petite mort se nomme.

Trafic d'orgasmes ! ça va bien chercher dans les vingt ans,
sans remise de p(e)ine avec fouilles aux corps journalières"
(Michel Jeannès)

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Note de Daily Life : de la suite dans les idées ou peut être idée fixe, CQFD !

03.02.2010

le 3 février 2010

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Villeurbanne, 13h41
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Lyon, 17h32

Enfin !

Enfin de retour !
De la neige encore sur une partie du trajet… une grève qui n'impactera le périple que de 35 minutes de retard. Ouf !

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© kl loth 2010

chaînes associatives (Michel Jeannès)

"ligne de fuite dans les idées, le point commun qui fait sens au coeur de la turgescence serait-il le point G, enfin localisé !
j'entends d'ici Garance crier à l'aphérèse !"

(Michel Jeannès)

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Lune turgescente !

"certains titres de post prêtent à confusion lorsqu'on les commente"
(Michel Jeannès)

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Exact ! J'opte donc pour un titre plus concis et dissipant moins l'idée exprimée.
"Lune turgescente !" devient donc "Turgescence !".

02.02.2010

le 2 février 2010

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Metz, 9h57

Le point commun

Les champs
Les abords de ligne haute tension
Une grange avec du foin
Quelques voitures, un combi VW
Une caravane en plein hiver
Les toilettes d'un train en DDR
Quelques ateliers d'artistes
Le sol du mien d'atelier
Quelques chambres d'hôtel, quelques chambres d'amis
La table de la cuisine
Le canapé, le tapis
Mon lit

01.02.2010

le 1er février 2010

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Gare de Metz

31.01.2010

le 31 janvier 2010

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Soleil lorrain, Metz, 10h51

30.01.2010

Turgescence !

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Le 30 janvier à 20h53, lampadaire de Philippe Starck

le 30 janvier 2010

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Il neige, 14h36

29.01.2010

Lone lone night…

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"son blanc manteau"…

La neige recouvre les épaules (et les fesses) de la "Nana" de Nikki de Saint-Phalle…

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le 29 janvier 2010

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28.01.2010

colibratomisation (par Hozan Kebo)

colibratomisation e.jpg"aie aie aie ! ta photo du 27.01.2010 a foutu le colibri en pétard !!!!!!"
(Hozan Kebo)

 

(cliquer sur la vignette pour voir en plus grand)

27.01.2010

In the cold cold night…

Vu dans la nuit, une scène qui a quelque chose de cinématographique, d'un peu cliché.
Une image du bonheur peut être : petite maison, chat à sa fenêtre… un havre de chaleur alors que dehors il fait bien froid.
Mais la nuit reste présente, et le regard du chat éclairé par le flash de l'appareil photo devient presque inquiétant.

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26.01.2010

le 26 janvier 2010

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(12h57)

En forme de cœur… (Hozan Kebo)

Kolibri.pngHozan Kebo a essayé le logiciel "Shape Collage", qui crée des formes à partir d'accumulations de photos… il l'a appliqué à l'ensemble des photos de mon travail qu'il a remaniées (mises en écho)…

"autre essai du "shape" machin chouette précédemment mentionné
après quelques essais qui n'ont rien donné de pataphysiquement intéressant
la "forme" cœur m'a donné ça ci joint : j'aime beaucoup l'aléatoire aléas* azardeux* qui fait qu'une photo avec cœur se trouve bien visible".

(Hozan Kebo)

* orthographe poétique… (note de la rédaction)

(cliquer pour voir le cœur en plus grand)


Hozan Kebo publie maintenant une revue sur internet : LE POD

"le numéro 4 du poézine LE POD vient de sortir
à l’adresse suivante http://www.calameo.com/read/000023214cde66fa0bc19
où l’on verra le redac big chief rougir de honte et verdir de jalousie
où l’on préférera Cendrars à Char
où l’on découvrira les Sirènes de Léon
où l’on n’ira pas à Oulan Bator
où l’on verra que les « jours autres » il s’en passe de drôles !
où l’on criera vive XXI plutôt que 22 v’la les flics
où l’on croisera un lézard , un alligator et bien sur un colibri
etc."

25.01.2010

Ne pas réussir (Meša Selimović)

À noter, la belle citation que Jean Rolin a placée en exergue de son livre Zones :

"À l'exception des commerçants, les gens qui voyagent sont des inquiets qui ne savent pas rester seuls avec eux-mêmes ; ils vont chercher au loin des images neuves qu'ils offrent à leurs yeux, mais leur cœur reste vide.

Car, chose étrange, la plus belle chose que l'homme puisse faire, c'est d'essayer et de ne pas réussir."

(Meša Selimović, La Forteresse, mis en exergue par Jean Rolin, Zones, Gallimard coll. Folio, 2006, p. 11 ; 1ère éd. Gallimard, 1995)

Peindre le ciel ! (Jean Rolin)

"[Dans un café un client s'entretient avec le garçon]
Plus tard, alors que j'ai perdu le fil de ses élucubrations, j'attrape au vol cette dernière réplique : "Vous êtes peintre ? Vous cherchez du travail ? Eh bien, vous n'avez qu'à peindre le ciel ! Comme ça vous en aurez pour un moment !"
(Jean Rolin, Zones, Gallimard coll. Folio, 2006, p. 165 ; 1ère éd. Gallimard, 1995)

le 25 janvier 2010

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(12h18)

24.01.2010

le 24 janvier 2010

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(16h28)