14.11.2009

Résistance (suite)

Mon projet se précise. Je propose la réalisation d'un badge, qui s'adresserait aux personnes qui n'ont pas a priori de problèmes à être considérées comme françaises, et qui souhaitent brouiller les pistes par rapport au débat lancé par Éric Besson sur la notion (dangereuse) d'identité française.
Il ne s'agit évidemment pas de stigmatiser des étrangers.

Qu'en pensez-vous ?

patron_badge32mm-1DL.jpg

(la langue anglaise a été choisie pour des raisons de meilleur rendu visuel, ainsi que pour éviter les problèmes de masculin / féminin, le neutre n'existant pas dans la langue française)

© kl loth 2009

13.11.2009

Résistance

NOT_FRENCH-2.jpg
© kl loth 2009

02.10.2009

Marianne se fâche !

post-private.jpg
La casse du pays continue…

30.08.2009

Radical !

Voilà un graffeur qui n'y va pas de main morte !
Daily Life reste sceptique… et préfère des actions plus démocratiques.

tuez-moi.jpg
tuez-moi-detail.jpg
(vu depuis le train, d'où le flou)

© kl loth 2009
graffeur non identifié

19.08.2009

Manifeste des Présumés Coupables

Les poursuites contre les organisateurs de l'exposition Présumés innocents, consacrée à l'art et à l'enfance, ayant eu lieu au CAPC de Bordeaux en 2000, ne sont toujours pas abandonnées. Les deux commissaires d'exposition ainsi que l'ancien responsable du CAPC sont renvoyés en correctionnelle.

Je n'avais pas vu cette exposition, mais j'avais acquis le catalogue. Le contenu ne m'en a jamais semblé choquant.
Il me semble primordial que l'art puisse aborder tous les sujets. Et que l'on n'oublie pas que les œuvres sont des outils de réflexion.

Par la censure, le risque n'est-il pas de faire régresser encore plus la pensée et la création ?

Cf. mon précédent billet de 2006 : "Présumés innocents" - Pétition pour la liberté de l'art.


MANIFESTE DES PRESUMÉS COUPABLES

Nous sommes profondément surpris et choqués par l’annonce du renvoi devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux de Marie-Laure Bernadac, Henry-Claude Cousseau et Stéphanie Moisdon, poursuivis depuis 2000 dans le cadre de l’exposition Présumés Innocents (au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux) alors que le Procureur de la République a requis un non-lieu en mars 2008.
Au vu de la liste des pièces incriminées (Elke Krystufek, Gary Gross, Ines van Lamsweerde, Cindy Sherman, Nan Goldin, Ugo Rondinone, Marlène Dumas, Paul McCarthy, Carsten Höller, Robert Mapplethorpe, Eric Fischl, Mike Kelley, Matt Collishaw, Christian Boltanski, Cameron Jamie, Joseph Bourban, Wolfgang Tillmans), il s’avère que nous avons maintes fois montré ou reproduit ces mêmes œuvres ou des productions identiques, et que dans le cadre de notre profession nous entendons légitimement pouvoir continuer de le faire.
Ces poursuites sont fondées sur une seule hypothèse : ces œuvres auraient pu, comme le souligne le réquisitoire, être vues par des mineurs, ceci malgré tous les dispositifs d’avertissement soigneusement mis en place.
Faudra-t-il donc désormais priver notre jeunesse d’un accès à la culture contemporaine, alors même que la présence d’un mineur dans une exposition est généralement encadrée par ses parents ou des professionnels de l’enseignement ? Qui décidera alors de ces mesures de contrôle et de la limite du montrable ?
Faut-il considérer que les images de l’art sont dangereuses ou plus dangereuses que celles qui circulent librement dans la presse et les médias ?
Ce procès, unique en France, est une atteinte à la création contemporaine. Il touche plus fondamentalement nos fonctions, nos responsabilités, nos droits et nos libertés. La disproportion et le coût de l’appareil judiciaire en regard de l’absence de délit, ainsi que l’instrumentalisation de l’enfance opérée par une association supposée la protéger, sont autant de signes d’une dérive qui nous inquiète, que nous estimons indigne de la France et de sa politique culturelle.

Nous, responsables d'institutions de l'art et de structures d’expositions, diffuseurs, éditeurs, artistes, intellectuels sommes solidaires de nos collègues mis en examen, et demandons en conséquence à être pareillement jugés.

À signer, si vous le voulez bien, ici.

12.07.2009

Courriers secrets…

À savoir, cette information pas rassurante du tout, parue dans Le Monde le 10 juillet dernier.

"La version votée, mercredi 8 juillet, au Sénat de la loi Création et Internet, dite Hadopi 2, pourrait permettre aux agents de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet de surveiller les courriers électroniques".
(LEMONDE.FR avec Reuters, Hadopi 2 : vers une surveillance des courriers électroniques ?", lemonde.fr, 10/07/09)

En effet le "projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet" ne définit pas clairement la notion de "communications électroniques", ce qui pourrait donc concerner les courriers électroniques, tchats et services de messageries instantanée… et être en violation avec le secret des correspondances privées.

Certes, beaucoup d'entre nous ne se faisaient plus guère d'illusions sur la confidentialité des mails. Mais là une brêche serait ouverte par la loi… Inquiétant !

À suivre.

344519278.jpg

"SECRET"
carte postale éditée à 500 exemplaires, janvier 2006
10,5 x 15 cm
éd. cARTed

© kl loth 2006

21.04.2009

Se déchaîner ?

chaines.jpg
Métro de la Croix-Rousse, Lyon

"Ceux qui ne bougent pas ne peuvent pas sentir leurs chaînes"
(Rosa Luxembourg)

© kl loth 2009

27.03.2009

SOS Centre d'Arts Plastiques de Saint-Fons (suite)

Où en sont les choses du côté du Centre d'Arts Plastiques de Saint-Fons (Rhône) ?

Voici tout d'abord des nouvelles de la pétition, reçues par mail :


Bonjour,

vous avez signé la pétition SOS CAP que nous avons mise en ligne le 11 février dernier.
Nous vous remercions pour votre soutien au Centre d’arts plastiques de Saint-Fons.
Afin de donner une suite à cette mobilisation, nous envoyons ce courrier (voir plus loin) à Madame le Maire de Saint Fons.
Nous prévoyons de vous faire connaître, bien sûr, sa réponse.
Fabienne Ballandras
Christian Lhopital
Niek van de Steeg
Bruno Yvonnet

Madame le maire,

Le 11 février 2009, soucieux du devenir du Centre d'Art Contemporain de Saint Fons, nous avons lancé une pétition sur internet dont voici les termes :

Le Centre d’arts Plastiques de Saint-Fons a été fondé en 1986. Depuis 22 ans, il a exposé 157 artistes dans 117 expositions. Sa politique d’expositions d’envergure nationale, son soutien à la jeune création et aux artistes vivant en Région, ses actions de médiation en direction des habitants de la ville sont depuis lors reconnus par toute la profession.
Tous ces liens tissés patiemment d’année en année viennent d’être brutalement rompus par la nouvelle municipalité de gauche. En effet, le Centre d’Arts Plastiques est privé de son espace et outil de travail - salle d’exposition, artothèque, documentation et atelier de pratique artistique – et menacé de fermeture. Sans lieu d’exposition, quelle existence pour un centre d’art, quelle existence pour l’oeuvre et pour l’artiste, quel espace de rencontre entre la création et son public ?
Le CAP de Saint-Fons est un des derniers centres d’art de la périphérie lyonnaise et doit conserver la place essentielle qui est la sienne dans le paysage artistique de la région Rhône-Alpes. Nous ne pouvons accepter sa disparition. Nous demandons donc à la municipalité de Saint-Fons de rouvrir de toute urgence le Centre d’Arts Plastiques dans des locaux adaptés aux besoins professionnels de la diffusion et de la médiation de l’art contemporain.

Un mois après, sur cet énoncé précisément, nous comptabilisons 2477 signatures (liste jointe), et à ce titre, nous nous sentons autorisés à vous demander quelle est votre décision sur ce dossier.

Nous vous remercions de bien vouloir nous répondre sur les interrogations qui apparaissent dans ce texte (localisation, conditions, délais), et ce, de la manière qui vous semblera la plus appropriée:

par courrier :    Bruno Yvonnet, 326 rue Paul Bert 69003 Lyon
ou par mail :    bruno.yvonnet@wanadoo.fr
Nous vous prions d'agréer, Madame le Maire, l'expression de nos sentiments distingués.
Fabienne Ballandras
Christian Lhopital
Niek Van de Steeg
Bruno Yvonnet

P.S:
- Nous doublons ce courrier d'un mail à votre attention.
- Evidemment, dans un souci de transparence, nous informons du présent courrier chaque signataire de la pétition.
- De la même manière, nous transmettons ce document à la presse régionale et nationale.


J'ai également croisé Jean-Claude Guillaumon il y a peu (ancien directeur du CAP et auteur d'une lettre ouverte à Mme le maire de saint-Fons). Il n'est guère optimiste : l'actuelle maire a profité des travaux d'agrandissement du centre prévu par son prédécesseur, pour laisser les choses en suspens… ad libitum ?

Et voici ce que dit Ben Vautier dans sa newsletter du 1er mars dernier (communiquée par Michel Jeannès) :

[…] Guillaumon est un électron libre
qui a fait beaucoup pour l'art à Lyon et Saint Fons
avec sa femme Colette. Vingt ans de travail sans relache
Ceci étant, ayant une indigestion de la mayonnaise culturelle
je pense qu'on devrait changer le centre d'art de Saint fons en
Centre de rencontres amoureuses.

Pourquoi pas ?

25.03.2009

LIRE

À CAUSE DU — OU GRÂCE AU — MÉPRIS DE NICOLAS SARKOZY POUR LES LETTRES, LIRE POURRAIT DEVENIR UN ACTE DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE.
(Gladys Marivat, "La Princesse de Clèves fait de la résistance", Les Inrockuptibles n° 695, 24 mars 2009, p. 14)

19.03.2009

Hommage à ceux qui luttent !

Aujourd'hui journée de grêve et de manifestations en France.
Hier soir, dans le tramway, deux étudiantes reviennent d'avoir manifesté dans le cadre des revendications universitaires : "LE SAVOIR NE S'ACHÈTE PAS".
C'est également mon avis !

manif-savoir.jpg

Et à propos, voir sur rue89.com, une synthèse sur "Ce que manifestants et policiers ont le droit de faire (ou pas)".

Toutes les notes