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mercredi, 12 novembre 2008

Santé fragile et pensée (G. Deleuze / D. Eribon)

« Si Deleuze remarque que les grands philosophes ont souvent une santé fragile, c'est pour préciser aussitôt que c'est cette faiblesse même qui leur donne leur aptitude à insuffler une "grande santé" dans la pensée. Et si les mots "faible", "mineur", "minoritaire" font paradoxalement partie de sa philosophie "vitaliste", c'est parce qu'ils ne signifient rien d'autre pour lui que "vie , "création" et "nouveauté". Être "minoritaire", c'est vouloir "libérer la vie là où elle est emprisonnée". »
(Didier Eribon, "Dix ans après sa mort. La pensée sorcière", Le Nouvel Obs n° 2141, semaine du jeudi 17 novembre 2005)

01:22 Écrit par kl loth dans au fil des lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : santé, philosophie, minorité |

jeudi, 28 février 2008

La relation à l'autre (B. Stiegler)

"Je soutiens qu'il faut poser la question esthétique à nouveaux frais, et dans sa relation à la question politique, pour inviter le monde artistique à reprendre une compréhension politique de son rôle. L'abandon de la pensée politique par le monde de l'art est une catastrophe.

Je ne veux évidemment pas dire que les artistes doivent "s'engager". Je veux dire que leur travail est originairement engagé dans la question de la sensibilité de l'autre. Or la question politique est essentiellement la question de la relation à l'autre dans un sentir ensemble, une sympathie en ce sens."


("De la misère symbolique", Bernard Stiegler, Le Monde, 10.10.03, texte disponible sur http://1libertaire.free.fr/BStiegler01.html)

Un texte important — à lire en intégralité —, qui aborde les effets tant du formatage des esprits pour transformer les individus en consommateurs à haut rendement, que de l'incompréhension par la majorité du public de l'évolution de l'art depuis le XIXe siècle.